De la fouille au musée

L’archéologie est une discipline qui prend diverses formes et regroupe plusieurs spécialités : archéologie sédimentaire (fouille du sous-sol), archéologie du bâti (étude des élévations), archéologie du creusé (mines, carrières, crassiers), archéologie funéraire, fouille de puits, archéologie subaquatique…

L’archéologue ne cherche pas le « bel objet », mais il fouille pour comprendre le contexte dans lequel il a été découvert. Il étudie la stratigraphie : la manière dont les couches de terre recouvrent un site. L’intérêt premier est de restituer l’histoire du site : sa construction, son occupation, ses réaménagements, sa destruction, son abandon… Pour ce faire, l’archéologue observe les vestiges laissés par l’homme et analyse la manière dont ces objets ont été abandonnés, perdus ou déposés volontairement.

Ces « mobiliers » mis à jour sont ensuite confiés à des spécialistes : céramologue (poterie), numismate (pièces de monnaie), archéozoologue (ossements animaux), anthropologue (ossements humains), anthracologue (charbons), palynologue (pollens), carpologue (graines), dendrochronologue (datation des bois)… Par leur expertise, il est possible de dater les différentes phases d’occupation du site mais cette étude permet surtout de comprendre et de restituer la vie quotidienne des habitants.

Certains objets, très abimés par un séjour sous terre plus ou moins long, nécessitent une restauration. Ce mobilier fragile peut être confié au des laboratoires de restauration (en Loire-Atlantique, le laboratoire Arc’Antique).

La plupart de ces pièces sont ensuite confiées à l’État (via un dépôt au Service régional de l’archéologie) mais certaines peuvent rentrer dans des collections de musée et faire l’objet de valorisation (lors d’expositions pour le grand public).